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 Eugénie ▬ i always keep trying. {end}

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MessageSujet: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 21:23



“ Langlois, Eugénie Victoria „


✐ « over all »

vous pouvez faire cette partie sous forme de paragraphe. il faut cependant que toutes les informations demandées ici y soient présentes.
NOM Langlois.
PRÉNOM(S) Eugénie Victoria.
NATIONALITE Franco-Anglaise
AGE 22 ans.
DATE & LIEU DE NAISSANCE 14 Mars 1989
PURETÉ DU SANG Impur. (Né Moldu)
ORIENTATION SEXUELLE Hétérosexuelle.

✐ « IN MAGICAL WORLD, EVERYONE GOT HIS WHITE BUNNY »

vous pouvez faire cette partie sous forme de paragraphe. il faut cependant que toutes les informations demandées ici y soient présentes
ANNEE D'ETUDE Septième
BAGUETTE Bois de noisetier, 17,5 centimètres, ventricule de coeur de dragon.
PATRONUS Eugénie n'est pas capable de produire un patronus corporel.
ÉPOUVANTARD Elle-même.Quand Eugénie est face à son épouvantard, il en est l'exact reflet.
MIROIR DU RISED Sans doute y verrait-elle quelqu'un de bien, débarrassée de tous ses vieux démons, de ses troubles alimentaires, de ce début de folie qui guette.
NIVEAU SCOLAIRE Médiocre. Les professeurs se montrent néanmoins indulgents envers elle, connaissant ses "difficultés". Cela étant, si elle n'y prend pas garde, elle encourt le redoublement en fin d'année.
MAGIE PRÉFÉRÉE Aucune. A dire vrai, elle s'en moque un peu.
SPECIALITE PRÉFÉRÉE Aucune. Eugénie, en dehors de ses troubles alimentaires et mentaux, est une sorcière on ne peut plus banale.
MAISON SOUHAITÉE je n'ai pas de préférence, faites comme vous le sentez =)
DONS Aucun.


✐ « I'M SO GLAD TO MEET YOU »

TON PSEUDO Styxx
TON AGE 20 ans
CELEBRITE Siri Tollerod
D'OU TU VIENS ETRANGER ? de l'ancienne version.
CODE DU REGLEMENT ok by Lala
PRESENCE Sporadique. Tout dépendra du temps libre qui me restera, vu qu'avec les cours, et tout ce qui s'ensuit, c'est assez hard de trouver du temps pour RP décemment =='
QUELQUE CHOSE A DIRE AVANT DE MOURIR RP ?

© REQUIEM EXCIDIUM V2
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Dernière édition par Eugénie V. Langlois le Ven 18 Mar - 21:05, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 21:24

✐ « Chapter 1. Like a disease. »



(c) Misery Angel
« Ta mère c’est une traînée. Et ton père était un fumier qui se camait. Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à faire quoi que ce soit de leur vie. Il en sera de même pour toi Eugénie. Ne te bats pas contre ta nature profonde. Même les médicaments dont tu t’empiffres pour faire taire le monstre qui est en toi n’y changeront rien. Un jour, tu feras ton coming-out, et rien ni personne ne pourront faire quoi que ce soit. Surtout pas toi. »
Les mots me frappaient en pleine face, vils et cruels, me torturant un peu plus à chaque syllabe pleine de venin. Ils s’enfonçaient droit dans un cœur aussi noir que de la suie, où le chaos et le désordre règnent en maître. On dit que je suis folle, j’ai passé toute ma vie à les convaincre du contraire. J’avançai une main tremblante et livide vers le pot qui contenait des pilules bleues, avant de m’en gaver goulûment, comme si ma vie dépendait de ça, et dans un sens c’était vrai. Agitée de convulsions, incapable de maîtriser les tremblements qui me secouaient le corps, je tentai de remplir un verre d’eau mais sans succès, le liquide transparent et inodore se répandait sur la table de chevet, formant une légère tâche sombre alors que le bois, qui n’était plus vernis depuis une éternité, était en train de boire. En tremblant, toujours, je ramenais la couverture autour de moi, sentant le goût âpre des médicament pénétrer mes papilles gustatives alors qu’elles fondaient. Je me sentais pitoyable, et peut-être qu’au fond c’était ce que j’étais.

Le regard vide et tremblant comme une tarée, je regardais ce qui me servait de chambre. Champ d’essais nucléaires aurait mieux convenu au vu du désordre qui régnait. Un oreiller éventré répandait ses plumes blanches au sol, formant un fin tapis duveteux et doux, qui contrastait avec l’âpreté du décor. Une bataille semblait s’être déroulée en ces lieux, et c’était presque vrai. La vraie bataille se déroulait dans ma tête, et elle me rendait dépendante de ces saloperies de pilule bleues. Je tremblai un peu plus, alors que les larmes commençaient à rouler sur mes joues, les cheveux blonds me collant au visage de par la sueur qui maculait mon corps à moitié dénudé. J’essayais de ne pas pleurer trop fort, de faire en sorte que ma crise ne réveille pas mon amant endormi sur l’oreiller. Lui avait de la chance. Un sourire d’extase flottait sur ses lèvres fines et gourmandes, et le contraste qu’il formait avec moi me nouait les entrailles, me tordait le bide, dans un miasme innommable et ignoble. Compulsivement, je portai mes doigts à mes lèvres, pour y ronger des ongles vernis de noir, parfois jusqu’au sang. Dans ma tête ça grésillait, comme une radio mal réglée, qui cherchait encore sa fréquence. Une radio que j’avais envie d’envoyer aller se faire foutre, une putain de radio que j’avais envie de défoncer pour qu’elle s’éteigne. Des voix retentissaient par intermittence dans ma tête. J’avais beau les intimer de partir, elles restaient. Le seul moyen de les faire taire étaient ces pilules miraculeuses, qui me plongeaient dans un profond état apathique. Je me faisais honte, j’étais vulnérable, et je haïssais cela.

La clope au bord des lèvres, je bataillais pour débusquer mon briquet, posé quelque part dans le fatras de pilules et de bouteilles vides. Des capsules jonchaient le sol, signe que la soirée de la veille avait été vachement alcoolisée. Je ne me souvenais de rien qui puisse concerner hier soir, tout ce que j’avais, c’est cette envie de vomir, ce besoin de boire quasi vital et le désir soudain de me claquer la tête dans le mur tant j’avais l’impression qu’elle allait exploser. Ma main balaya accidentellement le pot contenant les cachets, lesquelles tombèrent sur le carrelage en rebondissant et s’évanouissant dans divers coins de la pièce où je n’aurais même pas l’idée d’aller chercher. Enfin, la molette du briquet craqua, et une flamme apparut, incendiant la cigarette coincée entre mes lèvres, qui tremblaient dangereusement, en parfaite adéquation avec le restant de mon corps. Tout mon être semblait agité de soubresauts, mes dents même arrivaient à en claquer. D’un bras rachitique j’empoignai la couverture afin de la resserrer autour de moi, même si ce minable bout de tissus n’avait pas l’effet escompté. Le froid mordant continuait de s’infiltrer dans mon être, rendant gourds mes membres d’une pâleur maladive où courait une maigreur effarante. J’avais l’air ainsi d’avoir parcouru les neuf cercles de l’enfer et c’était peut-être probablement le cas. Le fait est que je me sentais mal, vraiment trop mal. Ma main trembla violemment, une fois de plus, alors que je m’agitais. J’en lâchai ma cigarette, qui roula dans l’étoffe blanche. Je sursautai, laissant échapper un:

« -Putain de bordel! »

Jurons. Vulgarité. Tout cela ne m’effrayait pas, j’assumais ce que j’étais. Je n’avais pas peur des mots, étant d’un naturel franc et rentre dedans…Enfin, c’Est-ce que j’étais, les choses ont tellement changé par ici, je n’arrivais pas à m’y habituer. Trop de changements étaient survenus dans ma vie, me faisant perdre le contrôle. Mon poignet squelettique portait encore les stigmates d’une tentative de suicide qui remontait à l’année dernière déjà, et Dieu sait combien l’année qui a précédé aujourd’hui a pu être pénible. Mais mon exclamation aura eu pour conséquence directe que de provoquer un léger mouvement à mes côtés. Ma conquête d’un soir semblait s’éveiller. Je tirai une bouffée sur ma cigarette, coincée entre les draps, me détendant petit à petit. Je respirai profondément, avant de m’estoquer à moitié. Ma toux subite acheva de le réveiller, et là il se tenait sur ses avant bras, son regard glissant sur mon corps à moitié dénudé, que les draps recouvraient à peine.

Un flash. Des souvenirs parasites du passé. Les voix étaient revenues, encore, me harcelant sans relâche. Les larmes recommençaient à poindre, maculant mes joues maigres. La panique s’insufflait dans mon être, étrange, lancinante. Je m’asphyxiais presque sans aucune raison apparente, mes vieux démons me chargeant avec une force qui m’étourdissait. Je ressentais encore ses doigts immondes imprimer ma chair avec violence, les marquant de leur empreinte diabolique. Je sentais son souffle brûlant sur ma nuque, ses mots suintant de venin qui me déchiraient les tympans en faisant naître des frissons d’horreur sur ma peau d’une pâleur presque translucide. La douleur, l’angoisse, l’agonie d’un côté, et la jouissance, la perversion et le sadisme de l’autre. J’aurais voulu crever ce soir là, tellement je me sentais sale, immonde, entravée même. J’avais joué avec le feu, et les conséquences avaient été désastreuses. J’avais été carbonisée, immolée sous les assauts de ce sale type que j’avais lacéré de mes ongles sans succès. L’impuissance. Quel sentiment…J’avais toujours été forte, je m’étais toujours crue invulnérable, j’avais toujours cru que je pouvais jouer avec les hommes en restant impunie, mais je m’étais largement plantée, j’en avais payé le prix fort. Mes veines stigmatisées s’en souvenaient encore, et à chaque fois que je les regardais c’était la même rengaine. Les souvenirs, encore et toujours, qui me brûlaient de l’intérieur, qui me rappelait les instants sombres, le moment où ma vie se déchira, où mon être se scinda en deux. D’une part, il y avait l'Eugénie fêtarde, déjantée, amatrice de plaisirs charnels, et de l’autre la névrosée, avec un goût pour l’autodestruction très prononcé, et complètement folle qui de plus est.

Parfois je me demandais comment j’avais pu en arriver là, tellement l’ancienne moi me paraissait lointaine. Ma nouvelle vie avait pris le dessus sur le reste. J’avais assisté à l’annihilation de mon être, pour que s’en recrée un autre, une pâle copie de l’original. Je ne savais même plus qui j’étais, pour peu que j’étais encore quelqu’un. Chaque jour qui passe m’ôtait le peu d’humanité qui me restait, même physiquement je commençais à être monstrueuse. J’avais été jolie autrefois. Blonde, cheveux tirant sur le châtain quand on y regardait bien, avec des yeux clairs et la peau pâle. Taille mannequin, jolie silhouette. La métamorphose avait été sidérante. Désormais, j’étais rachitique, pâle comme la mort, menaçant de me briser à chaque geste que je faisais. Et c’était à peu près ça. A chaque coup que j’encaissais je devenais plus fragile, le prochain coup menaçait d’être fatal. Et pourtant je résistais, contre vent et marées. Si seulement je n’étais pas sujette aux crises aigues de paranoïa et de panique, comme c’était le cas en ce moment. La panique qui me créait des réactions bizarres, me rendant d’autant plus monstrueuse. Oui, la personne qui m’avait dit tout ça avait raison, j’étais un monstre et quoi que je fasse n’y changerait rien.

Mais la présence masculine à mes côtés ravivait mes peurs les plus profondes, les plus viscérales. J’avais réussi à être suffisamment dégoûtée de la gente masculine au point même que j’avais songé à virer de bord, et je ne sais ni comment ni pourquoi, je m’étais retrouvée dans ce lit en compagnie de cet inconnu. L’angoisse était née à partir du moment où j’ai réalisé que je ne me souvenais plus de rien, l’alcool ayant fait son boulot, un lavage de cerveau dans les formes. Il l’aurait dissolu ce cerveau que cela ne m’aurait même pas étonnée. Mais dans ma tête, l’imagination déconnant comme à son habitude, je commençais à imaginer les pires scénarios. Des scénarios catastrophe comme je savais si bien les faire. Je tremblais encore plus, prostrée, mes bras serrés autour de moi, comme quand j’étais après ça. La nausée m’avait prise sans crier gare, à l’intérieur ça tanguait comme un bateau lâché sur une mer démontée un jour de tempête. La tête me tournait, comme une putain de toupie. Une toupie que j’aurais voulu arrêter, là, maintenant, tout de suite. J’avais besoin de mes pilules, d’un calmant, qu’on me lobotomise, qu’on me flingue, là, maintenant, tout de suite.

J’avais envie de hurler, à la même intensité que les voix qui s’étaient déchaînées en moi. L’envie de violence m’avait prise à la gorge, vicieuse, latente. Le goût du sang inondait ma bouche, alors que le tremblais plus fort, serrant les couvertures, la respiration lourde et hachurée. Je voyais tellement flou que j’en avais fermé les yeux, espérant stopper les battements sourds de mon palpitant qui s’était manifesté, d’autant plus que j’avais naïvement espéré que ça s’arrête de tanguer. Mais le malaise persistait, semblait aller en empirant même. D’un coup, je me levai, exposant mon corps nu à la vue de mon amant éphémère qui ne savait pas trop quoi faire pour m’aider. Mieux valait pour lui que je m’éloigne, ou sinon, ça allait mal finir. Je le savais, je le sentais, c’était viscéral, ça avait imprimé chaque fibre de mon pauvre corps. Mon corps immonde, souillé, mon corps de catin qui peinait à se purifier bien qu’avec tout ce que je lui faisais subir il se vidait petit à petit de sa substance. J’attrapai à la va vite mes vêtements, ce qui n’arrangeait pas mon malaise. Je me rhabillais aussi vite que je le pouvais, alors qu’il était descendu du lit pour espérer peut-être me retenir. J’avais mis ma chemise quand ce fut la goutte qui fit déborder le vase.

Il m’avait agrippée le bras. Ses serres s’enfonçaient dans ma chair. Tout s’enchaîna alors très vite. Mon mécanisme d’auto-défense s’enclencha, envoyant mon poing droit dans le nez de mon adversaire du moment, qui craqua sous l’impact. Je me broyai les doigts au passage, mais j’ignorai la douleur, y étant suffisamment habituée. J’aimais souffrir malgré tout. J’en avais fait ma ligne de vie, ce qui était le plus triste. Ni une, ni deux, je m’enfuis, croyant avoir été victime d’une agression alors que c’était moi qui venait d’agresser.

Je courais dans les couloirs, mes talons claquant sur le sol froid et dur. Mes larmes zébraient mes joues, j’avais l’impression d’avaler des langues de feu tellement ma gorge brûlaient sous l’effort que je produisais. Mes muscles criaient grâce, alors que je filais, dévalant escalier sur escalier, montant d’étage en étage. Puis, ma cheville finit par céder d’elle-même, alors que je venais de redescendre une volée de marches. Je trébuchai, et fis un roulé boulé jusqu’au bas, les ecchymoses commençant à maculer ma peau blême. J’atterris face contre terre, à moitié avachie entre l’escalier et le sol, yeux clos, à plat ventre, mains contre sol. C’est à ce moment là que je perdis connaissance, ma faiblesse physique et les repas si souvent sautés ont fini par avoir raison de moi
.


Dernière édition par Eugénie V. Langlois le Ven 18 Mar - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 21:24

✐ « Chapter 2. From flesh to dust. »



(c) Misery Angel
« -Ouais, Eugénie. Tu sais, la fille complètement tarée là, qui a foutu un pain à Stevenson après l’avoir baisé? Ben il paraît qu’elle s’est cassée la gueule dans les escaliers, et qu’ils ont dû la ramasser à la petite cuillère. »

La voix d’un élève de ma maison m’extirpa de ma sombre rêverie, émanant de deux chaises plus loin à cette maudite table. Le regard froid et implacable, je fixais la blondasse qui venait de parler, un regard carrément acerbe. J’aurais dû m’en douter. L’histoire de mon malaise avait fait le tour de l’école, les rumeurs allaient bon train. Certains parlaient d’un coma éthylique, d’autres d’une overdose. Mais chaque rumeur que j’entendais était trop loin de la réalité. S’ils savaient, ils perdraient aussitôt l’envie de rire pour toujours. D’un geste rageur, je massacrais mes frites, répétitivement, contemplant l’assiette pleine, signe que je n’avais encore rien mangé. Comme d’habitude. Je n’arrivais pas à manger. L’idée même de manger me répugnait au plus haut point. Alors, tous les repas, c’était la même rengaine. Le contenu de mon assiette m’appelait, l’estomac me tiraillait, la faim se faisait ressentir, plaintive et vicieuse. Mais fidèle à mes habitudes, je l’ignorais royalement, je me contentais de me persuader que non, j’avais pas faim, que non, je n’avais pas envie de manger, que de toute façon, je n’aimais pas la bouffe qu’ils proposaient, ce qui constituait à mes yeux une bonne excuse. La fourchette entre mes doigts me brûlait, une brûlure lancinante qui se transformait en désirs de violence. Des désirs de violence que je refoulais sans relâche. Je me faisais déjà assez mal moi-même, ce n’était pas pour autant que j’aimais en faire subir aux autres.

Mais ce n’était pas l’envie qui m’en manquait. Combien de fois j’avais rêvé que la fourchette que je tenais entre mes doigts, tout du moins, que je massacrais entre mes mains nerveuses et pourtant dépourvues de force physique, allait s’enfoncer dans la chair d’un de mes camarades. J’en rêvais, j’avais envie de les percer comme une passoire, assouvissant mes pulsions de violence, mais je n’en faisais rien. Je réfrénais sans cesse mes pulsions, ce qui faisait de moi un être froid et amorphe, sans vie. Du moins, c’était ce que laissait suggérer mon apparence, tout se passait à l’intérieur. Néanmoins, je n’étais pas du genre à laisser libre cours à mes émotions, étant à la base froide, trop froide, et mesurée. Il était difficile de savoir à quoi je pensais, tant et si bien que pendant longtemps on m’a vue comme une hypocrite. C’était sans compter ce que je balançais parfois, la vulgarité de mes propos, la franchise de certains mots. C’est juste que je n’aimais pas qu’on lise en moi, j’avais la hantise que quelqu’un découvre de quoi mon âme était réellement faite, le monstre qui habitait en moi. Je luttais de toutes mes forces contre ma nature profonde, mais la bête ressurgissait par intermittence. La faire taire était pour moi de plus en plus pénible. Ce qui faisait que je pouvais avoir des réactions plus que bizarres, une violence qui s’étouffait dans l’œuf dès qu’elle se manifestait. J’étais folle, je le savais, je ne m’en cachais même plus. A quoi ça sert de toute façon?

D’un geste rageur, je jetai la fourchette sur la table, fourchette qui ricocha contre le verre dans un cliquetis métallique. Même ce geste de colère n’arrivait pas à me calmer, et voilà qu’à présent je me tordais les mains, avant de faire craquer mes os un à un. Je fermai les yeux, l’air profondément blasé, avant de les rouvrir, pour considérer de nouveau mon entourage. Entourage richement composé ceci dit. A droite, il y avait Rose qui n’avait de beau que le prénom, Dorina, la blondasse qui se prenait trop pour une princesse, et même avec deux sous d’intelligence, il fallait reconnaître qu’elle se débrouillait drôlement. Devant elle bavait Lazare, intello notoire que je soupçonnais être toujours puceau. Il était canon mais pas mon genre, peut-être qu’un jour, si sa situation était trop désespérée, je remédierai à son pucelage. Mais il y avait en lui un détail qui me choquait, qui l’empêchait d’être attirant à mes yeux. Je ne savais pas vraiment quoi, et après tout je m’en fichais un peu. Je leur dédiai un regard acerbe à tous les trois, tout en mettant innocemment des frites dans l’assiette de mon voisin, qui avait déjà déserté depuis un moment. Puis, je décrétai bientôt que j’en avais marre d’être ici, ainsi je me levai d’un bond, attrapai mon sac et déguerpis sans demander mon reste, sans même avoir mangé.

Je m’étais retrouvée dans les toilettes, adossée à la paroi, le couvercle abaissé pour que je puisse poser mon sac dessus. J’avais encore une fois la clope au bec, et je fumais. Toujours trop. Je laissai mon regard se perdre dans les volutes de fumée qui s’échappaient de la cigarette que je tenais du bout des doigts, l’air profondément blasé. Tout ici ne m’allait pas, j’étais comme d’habitude à côté de mes pompes. Les autres, je ne les supportais plus, pour peu que j’aie pu les supporter un jour. La solitude de toute façon était la seule capable de me supporter, et elle ne me dérangeait pas. Si j’avais eu des amis avant, depuis que ma vie a changé, depuis que j’ai changé, ils s’étaient fait la malle. Désormais, ils me regardaient comme si j’étais pestiférée, pire encore, des fois ils passaient devant moi sans me voir. Voilà ce que j’étais à présent aux yeux des autres, j’étais purement et simplement invisible. J’aurais pu hurler de toutes mes forces, injurier tout le monde de la pire façon qu’il soit, personne ne m’aurait entendu. Personne ne voyait non plus cette complainte qui marquait jusqu’à mon visage, cette complainte qui me rongeait pourtant de l’intérieur sans que je ne puisse l’exprimer. Machinalement, je palpais mon ventre trop maigre, mes côtes où la peau était couchée sur les os. J’appuyai la tête contre le panneau derrière moi, la clope pendant lamentablement entre mes doigts ornés d’ongles vernis en noir. J’enroulai une mèche de cheveux entre mes doigts, réfléchissant sur les évènements de la nuit dernière.

Je n’arrivais pas à me souvenir, même pas de quelques bribes. Mon cerveau s’obstinait vraiment à vouloir me bloquer ma mémoire, ce n’était pas possible autrement. Mais qui disait souvenirs disait aussi images qu’on ne pouvait contrôler, et qui disait images qui défilent disait douleurs qu’on avait préféré enfouir au plus profond de son être. Mais il fallait savoir que j’étais un tantinet masochiste, et que finalement, je me complaisais dans toute cette souffrance, parce que peut-être finalement que le style d’écorchée vive me convenait à merveille. Peut-être aussi que je n’avais pas cherché à être autre chose. L’être humain passe tellement de temps finalement à se chercher qu’il ne oublie parfois ce qu’il était vraiment. Il occultait sa nature profonde, se dissimulant sous des tonnes d’artifices qui sont le corollaire de l’hypocrisie. Paraître plus qu’être ne changera jamais ce qu’on est. Nature profonde…Il n’en fallait pas plus pour que je me rappelle, de deux ou trois trucs, ouvrant les vannes de ma mémoire.

**Flash back**

J’étais habillée comme d’habitude de façon la plus provocante qu’il soit. J’avais mis un top noir, qui dévoilait une bonne partie de mon ventre, lequel arborait une petite salamandre, un tatouage acquis l’été dernier. Une folie, comme de nombreuses autres qui s’étaient auparavant succédées dans mon palmarès. Le décolleté en lui-même était affriolant, mon pantalon n’était pas plus décent. Taille basse, il était noir et en cuir, dont les bas étaient coincés dans mes bottes. Je tenais à la main un verre de vodka, peut-être la troisième que je consommais depuis le début de la soirée. Sans compter que j’avais sans doute dû consommer d’autres choses outre que la vodka. La tête me tournait légèrement, la musique était trop forte, la migraine commençait à se faire présente. Ma main trembla légèrement, faisant cliqueter l’agitateur contre la paroi du verre. La soirée était bien avancée, et déjà j’avais chauffé la piste de danse, changeant de partenaires beaucoup trop souvent. Je m’étais offert un déhanché plutôt osé avec un type que je ne connaissais ni d’Adam, ni d’Eve. C’était un avant goût de l’été à venir, dans une soirée branchée, une de ces soirées qui consacraient la débauche. L’alcool coulait à flots, niveau baise, ça allait bon train aussi. Je n’étais pas encore arrivée au stade de m’isoler avec ma conquête du soir, parce que ça allait être obligé que j’allais en avoir une.

« -Hey, Eugénie, tu viens jouer avec nous? »

Le regard fou, la vision floutée par je ne sais quel phénomène, je me tournai vers celle qui m’avait hélée. Je contemplais Sabrina et sa longue chevelure rousse, qui sirotait quant à elle un diabolo menthe. Je connaissais vite fait Sabrina, qui était dans la même classe que moi. Je ne lui parlais jamais parce qu’elle était toujours gluée à son beauf de mec, et bizarrement depuis qu’elle n’était plus avec elle était plus sociable. Comme quoi être en couple ça ne bouffait pas que l’intelligence, ça bouffait aussi du temps perso précieux, mais aussi toutes les relations sociales qu’on avait auparavant. Sab’ était avec quelques filles et quelques garçons que je connaissais seulement de vue, dont Alvaro que je n’aimais pas des masses. Dégoût par mimétisme probablement, il ne m’aimait pas beaucoup non plus. Mais je me trimballai par ici avec ma vodka. Mon voisin de gauche me tira un siège pour que je puisse m’asseoir. Ils avaient tous quelques cartes entre les mains. Et au vu de leur air débraillé, il devait sans doute s’agir d’un strip poker. Roxane, la blonde à ma droite était en soutien-gorge, du côté de Jill de l’autre côté de la table, n’avait déjà plus ses leggins. D’ailleurs Josh faisait courir ses doigts sur le revers du genou de sa camarade, privé de sa chemise. La partie était bien avancée déjà, à ce que je pouvais remarquer. Je rejetai mes cheveux blonds en arrière, alors que ma bretelle de soutien-gorge tombait mollement sur mon épaule. On redistribua les cartes, et je me retrouvai à participer à la partie.

**Fin du flashback**


C’est là que tout avait commencé, avec une banale partie de strip-poker. D’ordinaire, je ne rechignais jamais à me livrer à ce genre de jeux, c’était même devenu une habitude. Mais cela ne me gênait pas outre-mesure, à l’époque tout du moins. Je me traînais un certain passé inscrit dans la débauche, où l’alcool avait jadis été la boisson de base, le sexe un loisir comme un autre. J’avais perdu ma vertu à l’âge de treize ans et des pépettes, avec le fils du voisin qui avait deux ans de plus que moi et qui a déménagé par la suite. Je n’avais pas ressenti ce départ comme un abandon, ni même comme une trahison pour mon prince charmant d’un soir, n’ayant de toute façon jamais été capable de m’attacher à qui que ce soit. Quoiqu’il en soit, cet affront porté à ma chasteté avait été le coup d’envoi d’une vie assez mouvementée. Je n’avais pas froid aux yeux à l’époque, j’étais de toutes les fêtes, belle, populaire aussi. Du moins, j’étais parmi les personnes les plus en vue de l’école. Eugénie Victoria Langlois faisait parler d’elle, et ça me plaisait, j’aimais qu’on parle de moi, j’aimais me faire remarquer. Mais tout ceci n’était pas resté impuni, bien que j’aurais aimé que ça le reste. J’aurais aimé ne pas avoir passé par tout ça, par cette descente aux enfers sans précédent. Oui mais voilà, avec des si j’avais su on ne changeait pas l’histoire, on ne faisait que de s’encombrer de regrets inutiles.

Des fois je me demandais comment j’en étais arrivée là, dans un tel état de déchéance. La déchéance, ce n’est pas très beau à contempler, ni même très agréable à subir. Autrefois, j’étais quelqu’un, même si cela signifiait être une catin. Maintenant, je n’étais personne. Il avait suffi d’une soirée pour que tout dérape, même si ce n‘était pas cette soirée là qui avait dérapé. Les dérapages, ça me connaissait. Mais je n’avais pas été capable de m’arrêter, faute d’avoir un garde fou pour me retenir. La chute avait été longue et éprouvante, l’atterrissage avait été brutal et avait suffi pour rompre tout ce que j’avais pu connaître auparavant. Voilà l’histoire d’une sinistre zombie, qui ne sortait même pas d’un jeu vidéo pour moldus.

** flash back 2 **


Nous étions en classe ce mardi là, et j’étais à moitié avachie sur ma chaise. Déjà même que ma tenue vestimentaire n’était pas règlementaire, autant mon attitude était répréhensible. Je faisais tourner mon crayon autour de mon pouce, donnant une légère impulsion avec mon index. J’enroulai une mèche de cheveux autour de mon index, mobilisant ainsi mes deux mains qui ne servaient plus alors à grand-chose. La main de Josh, mon voisin de table et accessoirement petit copain du moment vint se promener distraitement sur ma cuisse. Nous étions jeunes, insouciants et cons. Surtout cons. Et je ne pouvais pas nier le fait que nous étions souvent glués l’un à l’autre. Pas pour se papouiller ni rien de tout ça cependant. Juste par pur goût de provoc en réalité. On s’embrassait toujours fougueusement, avec un brin de provocation. On se tripotait tout le temps aussi. J’avais envie de fumer, comme d’habitude. C’est pour cela que je manifestais des comportements propres au stress. Rester le cul vissé sur une chaise ne m’inspirait rien qui vaille, d’autant plus que Josh prenait un malin plaisir à caresser ma peau sous ma jupe ridiculement courte. Et par le plus grand des hasards, je n’avais pas mis de collants. Quel dommage. L’air innocent, je continuais toujours de suivre le cours. Le professeur notait quelques mots au tableau, mots que je m’empressais de noter sans grande conviction. Je n’aimais pas étudier de toute façon. L’école ce n’était vraiment pas mon trip. Alors je m’occupais comme je peux, bien que cela se résumait à griffonner sur un coin de feuille. Plus loin, Josh était en train de plier un avion en papier, qu’il balança sur le prof. Lequel se retourna, nous fixant tous d’un air impénétrable.

« -Qui vient de lancer ça? »

La classe se taisait. Solidarité oblige. On n’allait pas balancer notre pote non plus. D’autant plus que le prof en question était taré et mal baisé de surcroît. Même si ce n’était pas très malin que mes imbéciles de potes aient décidé d’emmerder, pour ce dernier jour de classe, d’emmerder le prof le moins commode de Poudlard qui prenait sa retraite à la fin de l’année de toute façon. Je pouffai légèrement de rire alors que Josh venait de me faire une de ses grimaces typiques, avant de me tourner vers le prof et de murmurer, l’air insouciant.

« -Le vent peut-être? Vous savez, la fenêtre est ouverte, ça vient peut-être de là. »

Le professeur me toisa. Il n’avait sûrement pas dû aimer mon ton plus qu’ironique, mais je m’en moquais. Au sens propre comme au sens figuré. Cela n’allait pas pour autant me dissuader de l’enquiquiner. Je ne cillai même pas alors qu’il répondit:

« -Et ce sont les petits oiseaux qui ont plié ce truc peut-être? »

Un sourire s’était formé sur mon visage pâle, un sourire qui s’élargissait alors que le prof s’énervait sur place. Josh pressa mon genou, alors que la réponse claqua, au tac au tac.
 
« -Bah…Les écureuils dans Blanche-Neige font bien le ménage. »

Le rictus qui était apparu sur le visage du professeur m’indiquait qu’il n’avait sûrement pas apprécié la réponse. Il avait les yeux tellement exorbités sous l’effet de la colère, que j’avais l’impression qu’il allait imploser. L’insolence pendue aux lèvres, je me levai brusquement de ma chaise, jetai mes affaires à la va-vite dans mon sac, avant de l’attraper et de filer, Josh sur les talons. Le prof qui derrière nous s’égosillait:

« -Revenez tout de suite! Non mais…Revenez! La prochaine fois que je vous chope c’est dans le bureau du directeur! Bande de branleurs! Revenez immédiatement je ne vous ai pas dit de sortir! »

La voix de notre bien aimé professeur s’éloigna à mesure qu’on cavalait avec Josh. Je le tenais par la main et je menais la course, le fou-rire me chatouillant les côtes, avant de m’arrêter dans une salle vide, poussant Josh à l’intérieur. Je m’adossai contre le battant de la porte, laissant mon hilarité poindre. Je regardai mon homme, avant de murmurer:

« -T’as vu…Il a dit branleur. Il nous a traités de branleurs! »

Sans aucune explication, nous nous mîmes à rire, l’écho de nos éclats de joie ricochant sur les murs, alors que nous nous poursuivions à travers la salle, jouant à cache-cache parmi les chaises et les tables. Je montai sur l’une d’elle, d’une façon très aguicheuse. Je posai mes mains sur les épaules de mon camarade, alors qu’il posait ses mains sur mes hanches. Il me fit descendre, alors que je bataillais avec sa cravate, que je desserrai. Il me vira mon chemisier, lequel tomba à terre dans un bruissement d’étoffe. Je m’en foutais actuellement qu’on puisse nous surprendre à faire des choses pas catholiques. Cela rendait la chose d’autant plus excitante.

**Fin flashback 2 **

Un souvenir, encore. Un des vestiges de mon passé, un passé où je n’avais peur de rien ni de personne. Je n’avais que pour seule limite la mort, la morale ne m’affectant pas plus que ça. J’avais une réputation sulfureuse qui me collait à la peau. Et maintenant, j’étais quoi? J’étais une coquille vide, une espèce d’épave qui avait peur de tout. Même de la vie, alors qu’avant je l’aimais tant. J’avais peur de m’abandonner alors que jadis j’en avais presque fait ma religion. J’avais peur de renouer avec celle que j’étais avant, voilà ce qu’il y avait. Je faisais tout pour ne pas y revenir, je voulais avancer, oublier, coûte que coûte. Je lâchai un profond soupir, tirant la dernière bouffée sur ma cigarette, avant de l’écraser au sol, et de m’éloigner dans un claquement de talons cadencé.
.


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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 21:25

✐ « Chapter 3.Try fo find a way to escape. »



(c) Misery Angel
La leçon venait de se terminer, et déjà les élèves étaient en train de ranger leurs affaires. Comme d’habitude, je prenais mon temps pour tout ranger, n’étant de toute façon pas pressée. Les uns et les autres sortaient de la salle en discutant de l’interro qu’on venait d’avoir, se vantant d’avoir réussi ou se lamentant d’avoir foiré. Fidèle à mes principes, j’étais encore et toujours seule, sans que cela ne me dérange pour autant. Josh venait de sortir de la salle en compagnie de Roxane et Jill, sans m’accorder un regard. De toute façon il ne me parlait tout simplement plus depuis que j’ai plongé. Là où finalement j’avais eu le plus besoin des autres, tous m’avaient fui. Tant pis. La vie m’aura appris à ne pas compter sur les gens, à oublier leur aide. Quitte à crever la gueule ouverte, pour peu que ça m’importait de toute façon. Je rejetai mes cheveux blonds, ternes et cassants derrière moi, avant de quitter ma table et de me diriger vers la sortie, le flots d’élèves se ralentissant petit à petit. Je donnai ma copie quasiment vierge au professeur, le toisant de mes yeux verts. Il pinça les lèvres en signe de réprobation, avant de m’interpeller:

« -Mademoiselle Langlois. Eugénie. Je peux vous parler un instant? »

J’hésitai un moment, en regardant la porte. La liberté m’appelait, ainsi que ma sempiternelle cigarette. Je portai mon index à ma bouche, rongeant impitoyablement le morceau d’ongle qui menaçait de se faire la malle. J’en avais ma claque des professeurs. Si les élèves n’en avaient rien à branler de mon sort, les professeurs eux m’étouffaient presque sous leurs attentions, me donnaient mal au cœur avec leur indulgence, qui de toute façon n’était là que pour faire genre, que parce que c’était leur boulot. Je finis par obtempérer donc, m’asseyant avec lassitude sur le coin de la table, prête à entendre la même sentence, qui tombait toujours comme un couperet.

« -Mademoiselle. Vos résultats ne sont pas très concluants. Je peux le comprendre de par votre…Vécu récent, mais dans l’état actuel des choses je ne peux pas vous laisser passer à l’année supérieure. Votre travail est insuffisant, il n’y a aucun effort de votre part. Alors dites moi, qu’Est-ce qui se passe? »

Interloquée, je regardai le professeur. J’avais presque envie de l’embrasser. Pour une fois qu’ils ne se montraient pas complaisants, ou ne me prenaient pas en pitié avec leur démago à deux balles…Moi je dis qu’il faut déboucher le champagne. Non mais sérieux, c’est génial quoi! Malgré le reproche de mon enseignant, je ne pouvais m’empêcher de sourire. Autrefois, on aurait pris cela pour de l’insolence, maintenant, mes sourires étaient tellement rares qu’ils en devenaient recherchés. Mais la déception tomba elle aussi:

« -Je vous dis que vous êtes passibles de redoublement et ça vous fait rire? »

Finalement, il était comme tous les autres. Je levai les yeux au ciel, en grimaçant un brin, m’efforçant d’avoir l’air désolé alors que je ne l’étais pas du tout. Je m’en fichais, en réalité, et ça devait se voir à mon attitude désinvolte. Redoubler, au fond, ce n’était qu’un mot, au point où j’en étais, l’échec ne me faisait même plus peur, ma vie n’étant qu’un immense échec de toute façon. Tôt ou tard je m’attendais à voir apparaître un GAME OVER comme pour les jeux vidéo. Toujours aussi impassible, je croisai mes longues jambes maigres devant moi, avant de répondre:

« -Non, pas du tout. C’est juste que je m’en fous. Le travail scolaire n’est pas dans mes préoccupations actuelles. »

Je ne parlais aucunement des récents évènements qui m’ont conduit à la déchéance. Je parlais du fait qu’effectivement je m’en fichais des cours, qu’ils n’étaient pas ma priorité du moment. Que de toute façon ils n’avaient jamais été ma priorité. Mais le professeur ne comprenait pas. Il était persuadé que je parlais encore une fois de mes problèmes personnels. Comme si finalement j’étais du genre à mettre tout ça en avant, ce qui était singulièrement vexant. Les mots qu’il prononça alors eurent pour effet de m’achever.

« -Je sais que vous traversez une passe difficile Eugénie, et nous sommes là pour vous aider. Mais vous ne croyez pas qu’il s’agit à présent d’aller de l’avant? »

Je pinçai les lèvres en signe de réprobation. J’affichai ensuite un sourire hypocrite, avant de murmurer:

« -Certainement professeur. Bonne journée. »

Cela signifiait que la discussion pour moi était close. Je n’avais pas plus de choses à dire sur le sujet de toute façon, et puis même, je voulais prendre congé, m’éloigner, pour un temps. Le professeur ne chercha même pas à me retenir. De toute façon, qu’aurait-il pu me faire? Je pris mon sac et je partis de la salle de classe. Direction le parc pour fumer une énième clope.

** Flash back 3 **

Il faisait beau dans le parc de Poudlard. Bon nombre d’élèves étaient dehors, profitant des premiers rayons du sommeil de mai. J’étais comme à mon habitude parmi mon cercle d’amis. Roxane, Jill, Josh, Sabrina et Alvaro. J’avais réussi à sympathiser avec Alvaro, qui ne me paraissait pas si détestable que cela. Comme quoi, il n’y avait que les cons qui ne changeaient pas d’avis. J’étais allongée à plat ventre sur la pelouse, en train de fumer un joint, alors que les mains de Josh caressaient mon dos, trouvant naturellement leur chemin sous mon top. De temps à autres il me piquait le joint pour en tirer une latte, avant de le caler à nouveau au coin de mes lèvres désireuses de retrouver mon bien. J’abaissai mes lunettes de soleil pour crâner, avant de faire tourner. Roxane s’en empara et fuma un peu elle aussi. Alvaro mâchonnait son chewing-gum en silence, et nous regardait les uns les autres. Quand soudain, il prit son inspiration, détourna la tête, et cracha son chewing-gum dans la pelouse, qui disparut plus loin. S’en suivit une exclamation dégoûtée de Jill:

« -Putain Alvaro, t’es dégueulasse! »

Eclat de rire de tout le monde. Je croisai mes chevilles, toujours à plat ventre dans l’herbe. Jill lisait son livre d’histoire de la magie, travaillant comme une malade, fidèle à ses habitudes. Un air de musique flottait parmi nous, arrangé grâce à Roxane qui avait ensorcelé un CD Moldu pour qu’il émette de la musique tout seul. Nous étions en train de fredonner les vieux tubes qui passaient, tout en discutant de tout et n’importe quoi. Lassée d’être à plat ventre, je me redressai, Josh en profita quant à lui pour s’écarter. Je m’assis en tailleur, ma jupe trop courte dévoilait mes genoux en me retombant le long des cuisses. Josh vint se coller contre moi, et bientôt on commença à se papouiller sous le regard blasé des autres. Sabrina balança à Josh son escarpin, en protestant:

« -Vous pouvez pas aller faire ça ailleurs, y’a des hôtels pour ça. »

Je me mis à rire, tenant mes lunettes de soleil, en regardant Josh droit dans les yeux. Il continua de m’embrasser, de façon plus ostentatoire, mêlant sa langue à la mienne, avec ardeur. Je ne me posais pas trop de questions quant à ma relation avec lui, une chose est-il, c’est que j’en étais pas amoureuse. Entre nous, c’était surtout physique. Selon moi, les sentiments gâcheraient le tout. Je préférais ne pas m’en encombrer. Et ça serait le pire. Tomber amoureuse. M’engager. Trop de mots qui me faisaient froid dans le dos dans le fond, et qui pourtant étaient pour beaucoup synonymes de bonheur intense. Mais à mes yeux, le bonheur n’existait pas, ce n’était qu’une fable pour rassurer les pauvres mortels que nous étions, pour nous persuader que notre existence nous menait bien quelque part. Certains disaient que la souffrance était salutaire, moi j’étais tout simplement blasée. Je ne me souciais de rien. Josh renvoya d’une main l’escarpin à Jill, mais faute de pouvoir bien viser, il la jeta sur Alvaro.

« -Hé Mec, tu ferais mieux de bien viser quoi! »

Eclat de rire. Papouilles, encore. Comme s’il n’y avait rien d’important en fait. Derrière nous, ça se chahutait. Ils se jetaient la chaussure, se poursuivaient comme des gamins. Ca nous faisait rire, ça nous faisait du bien. Mais soudain, ce fut la douche froide, au sens propre du terme. Les mécréants étaient partis chercher de l’eau au lac pour en emplir leurs bouteilles vides, et ils n’avaient trouvé rien de mieux que de nous les vider dessus. Pour ça oui, ça nous avait remis les idées en place. Mais ça ne faisait rien. Je me levai d’un bond. Josh se leva aussi. Ni une, ni deux, je me ruai sur les fautifs. S’en suivit alors une bataille d’eau sans précédent. Nous rentrâmes au château, complètement trempés, mais putain, qu’est-ce qu’on était heureux.

**Fin flashback 3 **


L’eau qui avait été dans les bouteilles n’avait cependant rien à voir avec celle qui à présent me roulait sur le corps. J’avais beau augmenter la température crescendo, j’avais toujours aussi froid, la douche représentait un réel supplice. Et pire encore, j’avais beau frotter ma peau de toutes mes forces, l’écorchant presque, je me sentais toujours aussi sale. La saleté faisait partie de moi, elle avait souillé mon être de l’intérieur, maculé chacun de mes tissus, chacune des fibres de mon corps. J’aurais voulu qu’on me saigne à blanc pour me purger de tout le mal qui me rongeait de l’intérieur. Après tout, c’était comme ça qu’on soignait les gens en leur temps. On les vidait de leur sang. Mais moi, je m’étais presque vidée du mien, et pourtant le mal était resté, pire encore, il semblait avoir empiré. Tremblante, je me laissai couler le long du mur, espérant partir dans la bonde avec le restant de la flotte. Mais je restais. Je ne pouvais pas m’échapper. J’étais prisonnière de ce que j’étais, et il n’y avait pas pire châtiment. Mon ancienne vie malgré tout me manquait. Mes amis. Josh également. A chaque fois qu’on passait sans se voir, mes entrailles se déchiraient. J’aurais pu pleurer si j’avais pu, mais je l’avais tellement fait ces jours derniers que mes larmes semblaient s’être taries.

** Flash back 4**


Je m’étais plongée dans ces prunelles vertes que j’aimais tant, ma main droite ébouriffant ses cheveux blonds. L’air embaumait de son odeur si particulière, laquelle faisait tourner ma tête. Son corps nu contre le mien était tout ce que je pouvais espérer avoir. Je caressais sa peau pâle de ma main libre, alors que les siennes avaient agrippé mes hanches, imprimant ses empreintes dans ma chair. Un de ces nombreux instants après l’amour, comme nous en avons connus pas mal depuis que nous nous connaissions de façon plus intime dirons nous. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, alors que je venais de l’escalader. Ses mains embrassèrent ma chute de reins, alors que j’offrais à sa vue mon corps dénudé. Il me regarda, l’air grave, et instantanément je sus que quelque chose n’allait pas. Ca ne pouvait jamais aller complètement bien de toute façon, il finissait toujours par y avoir un détail qui cloche. Josh caressa ma joue, en silence, avant de murmurer:

« -Sérieusement Eugénie, un jour il va falloir qu’on parle. De toi. De nous aussi. J’ai l’impression d’avoir affaire à une inconnue et ça me perturbe. Bon sang, j’aimerais trop que tu me fasses confiance pour te livrer un peu plus! Et puis merde, on en est où dans notre relation? J’suis pas un sex-toy, soit on est ensemble et on l’assume, soit on ne l’est pas. Mais pas les deux à la fois. Ca devient pénible à chaque fois. Sincèrement, j’aime coucher avec toi. Mais tu vois, c’est plus qu’une histoire de coucherie pour moi, et ça me blase de voir que tu t’en fous. »

Je reçus ses mots comme une claque. Bien sûr. J’aurais dû m’en douter. Je savais bien que mon jeu avec Josh ne serait pas sans séquelles. Et honnêtement, désormais, j’avais peur de tout ce que cela impliquait. Il parlait de confiance. De sentiments. Il avait mis des mots sur ce qui constituait une de mes plus grandes hantises. Et il avait aussi manifesté le désir de me connaître. Mon passé. Un des gros points noirs de mon existence, que même avec toute la volonté du monde je ne parvenais pas à effacer. Mon passé, que personne ne savait et que je ne souhaitais pas divulguer de toute façon, n’étant pas glorieux. Machinalement, je fis courir mes doigts sur son torse, ne sachant pas que répondre à ses accusations. Bien évidemment, tout allait trop bien pour que ça perdure. Je regardai mon amant droit dans les yeux, ses mains qui tenaient toujours fermement mes hanches. Je m’humidifiai la lèvre inférieure, avant de répondre:

« -Sérieusement? Je t’aime vraiment beaucoup Josh. Mais je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de parler de mon passé. T’es un type extra. T’es trop bien pour moi. Si tu savais ce que j’étais tu ne me verrais plus de la même façon. »

Il soupira lourdement, avant d’allumer sa clope. Il tira une bouffée dessus, avant de répondre.

« -J’suis prêt à tout entendre. Je suis immunisé contre tout. »

Je soupirai. Bien sûr qu’il voulait savoir. Bien sûr qu’il en avait émis le désir. Mais moi, je n’étais pas sûre de vouloir le dire. L’exprimer me paraissait être un effort surhumain.Je n’avais pas vécu des choses faciles. Ma mère avait été abandonnée par mon père en cloque. Mon père qui était le poivrot du coin, qui se payait des putes de temps à autres d’après ce que je savais. Ma mère, elle, était une de ces putes, qui se camaient pour ne plus avoir conscience de rien. Imaginez donc le monde dans lequel j’ai poussé mon premier cri. J’avais eu peur de ma mère, qui ne m’avait jamais vraiment aimée. Mieux, dans ses nombreux pétages de plomb, elle m’injuriait, me crachait des horreurs à la figure. Elle finissait noyée dans son verre d’alcool, tellement pétée qu’elle n’arrivait jamais à me reconnaître. J’avais peur. Je me planquais. J’étais la honte de ma mère, qui se faisait baiser par n’importe qui. Trop d’hommes passaient dans la maison, mais à ma connaissance elle n’avait jamais eu de vrais compagnons. Poudlard avait été pour moi une échappatoire. J’avais accumulé la rancœur, la hargne, la haine aussi. Je n’aimais rien ni personne, et puis j’ai voulu me lâcher, profiter de cette vie qui était la mienne. La marche vers la débauche. Le premier pas vers la déchéance. J’inspirai profondément, regardant toujours Josh, qui attendait sa réponse. J’hochai la tête négativement, avec véhémence, comme un ultime déni. Puis je m’enlevai d’au dessus de lui, avant de partir à la recherche de mes vêtements.

« -Où tu vas? »

Il s’était complètement redressé et il me regardait avec incompréhension. Je m’exhortai de ne pas le regarder, sinon j’allais être incapable de partir. Je rassemblais mes affaires, remis le tout comme je pouvais, l’angoisse m’étreignant la gorge. Avant de quitter la pièce, je me retournai enfin vers lui, avant de dire.

« -Désolée Josh, je ne peux pas. »

Ce furent les derniers mots que je lui dis. Nous entrâmes en froid à partir de ce moment là, l’un et l’autre refusant obstinément de revenir sur les évènements qui ont conduit au clash ce soir là. De par mon attitude, j’avais perdu mon amant, mon amour même. Oui, Josh avait compté plus qu’il ne l’aurait dû, et même cela, en soi, n’aurait jamais dû arriver.

** Fin Flash back 4**


J’étais toujours sous cette maudite douche, l’eau m’ayant d’ores et déjà ébouillanté ma peau. Je me relevai, me déboîtant l’épaule contre le robinet, étouffant une exclamation de douleur. J’arrêtai le robinet, avant de m’emparer de la serviette éponge et de m’enrouler dedans. Je m’avançai vers le lavabo, au dessus duquel se trouvait le miroir, et à côté l’armoire à pharmacie. Je l’ouvris, avant de fouiller à l’intérieur. Ma vision accrocha deux lames de rasoir. Dès lors que je les vis, quelque chose céda en moi. Je me mis à hurler comme jamais, d’un cri immense, d’une clameur viscérale, qui venait des tripes, des tréfonds de mon âme. Longtemps il avait cherché à franchir le barrage de mes lèvres, étouffé dans l’œuf dès qu’il commençait à poindre. Maintenant qu’il s’exprimait, je n’allais sûrement pas l’arrêter de sitôt. Jusqu’à ce que ma voix, d’elle-même se brise, me rendant aphone. Et même aphone, ce cri subsisterait en moi, me marquant de son empreinte, continuant de vibrer dans chaque particule de mon corps.

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Dernière édition par Eugénie V. Langlois le Ven 18 Mar - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 21:30

Bienvenue officiellement parmi nous ! Siri t'avait déjà été réservée au préalable, il ne me reste plus qu'à te souhaite une bonne continuation pour ta fiche. J'ai hâte de la lire.

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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 11 Mar - 22:18

bienvenue sur RE* ma 'drey ! ça me fait terriblement plaisir de te revoir en rp. ça faisait si longtemps. bon courage pour ta fiche *-*

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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Sam 12 Mar - 17:29

Bienvenue à toi \o/ !

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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Sam 12 Mar - 20:33

    bienvenue ! *0* bonne chance pour ta fiche ♥
    (siri est tellement jolie **)
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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Ven 18 Mar - 21:02

Merci pour l'accueil <3
Sérieusement, j'abuse, j'aurais pu mettre carrément moins de temps pour remplir cette fiche, surtout que j'ai repris l'ancienne telle quelle --' Mais enfin, j'ai tout corrigé, et tout remis en page. J'espère que ça ira. =)
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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   Sam 19 Mar - 2:29

Le code est bon :).

Bienvenue à Gryffondor !


Ta vie n'a pas été facile, et, malgré tes penchants pour l'insolence et le fait que tu ais fini par sombrer dans la déchéance et la décadence, ainsi que d'en finir avec la vie, il faut avoir du courage pour être encore debout aujourd'hui. Tu t'autodétruis au fil des jours, préfère rester seul et refuse l'aide et la pitié des autres alors qu'avant tu étais tellement insouciante et heureuse... Tu as eu le courage de tenir jusqu'ici, auras tu cependant le courage de surmonter la pente et d'arriver à être heureuse de nouveau ?

Tu es donc validé, tu peux aller créer ta fiche de liens, flooder, te balader partout sur le forum en arborant fièrement les couleurs de ta maison, pourquoi pas poser ta candidature pour les équipes de quidditch ou de cheerleaders ? Mais surtout, le plus important, tu peux maintenant allez RP \o/ ! N'hésites pas non plus à venir sur la chatbox où à voter ;)

Amuses toi bien parmis nous, et si jamais tu as une question, un problème, une réclamation, tu sais où nous trouver

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MessageSujet: Re: Eugénie ▬ i always keep trying. {end}   

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Eugénie ▬ i always keep trying. {end}

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